vendredi 23 janvier 2009

De La Vérité

Avec la définition de Romer de la vérité comme Cela qui rend possible le sens et que suggère le sens possible d'un mot, un lien peut être tissé avec le philosophe Nietzsche.

(1) «Il n'y a pas de vérité mais des vérités.»

Cette affirmation doit être conjuguée avec le concept de cet auteur appelé volonté-de-puissance. Nous posons et/ou reconnaissons des valeurs-vérité pour donner un sens à ce que nous faisons, en dernière instance, à nos vies. Pour Nietzsche de telles valeurs-vérité sont des conditions de vie ; parce qu'aucune valeur-vérité («vérité») peut subsumer toute forme de vie (mais voir Véracité et argent, ci-dessus), c'est à dire, leur donner à toutes un sens, du moins pas depuis que nous avons tué dieu, il y a autant de valeurs-vérité («vérités») qu'il y a de formes de vie qui en posent. Immédiatement, une question se soulève : si il n'y a que des vérités et pas de vérité, qu'est ce que c'est qui donne un sens aux vérités en premier lieu ? est-ce que les valeurs tirent leur sens de et en elle-mêmes ou sont-t'elles précédées par une vérité qui rend possible leur capacité à conférer un sens ? La réponse à cette question fut indiquée par la phrase d'ouverture : la volonté-de-puissance précède les valeurs, les détermine et leur force pour les formes de vie qui les posent et/ou les reconnaissent. La volonté-de-puissance trouve expression dans les valeurs-vérité que nous posons, puisque, dans la pensée de Nietzsche, ces valeurs ne servent que les intérêts de la volonté-de-puissance. La conception qu'a Nietzsche de la volonté-de-puissance est très proche de la définition de Romer de la vérité comme Cela qui rend possible le sens et que suggère le sens possible d'un mot. Pour Nietzsche la volonté-de-puissance est la vérité ainsi entendue, bien que (1) montre que Nietzsche lui-même ne reconnaissait pas une vérité au singulier autre que la multitude de vérités impliquées par la volonté-de-puissance. Toutefois, ce refus d'associer la volonté-de-puissance à la vérité rend suspecte la volonté-de-puissance : n'est-t'elle pas juste une autre valeur-vérité déguisée en vérité, en ce qui rend possible le sens ? la volonté-de-puissance tire-t'elle son sens d'elle-même ou est-t'elle ancrée dans une source plus profonde ? Pour Nietzsche la seconde alternative est hors de question : la volonté-de-puissance est la source. Mais si la volonté-de-puissance tire son sens d'elle-même, et à son tour est ce qui s'impose dans autant de valeurs qu'il y a de formes de vie qui en posent, n'est-t'elle pas réduite à être une simple volonté-de-valeurs, une volonté qui ne se préoccuppe pas de savoir si les valeurs qu'elle veut sont ancrées dans une vérité conféreuse de sens autre qu'elle-même en tant que volonté ? Si oui, la volonté-de-puissance semble se dégrader en une volonté-de-volonté, en une volonté qui s'affirme être la vérité, la source même du sens, chose que Heidegger devait découvrir à sa grande honte lors de son adoption du national socialisme. Le vide laissé par la volonté-de-volonté, dans son oubli de la source originelle qui rend le sens, donc le langage, possible, fut reconnu par Nietzsche lui-même, bien qu'il ne fût point capable durant son temps de vie de voir au-delà de ce vide, autrement que par sa prophécie du surhomme.

(2) «La vérité est ce type d'erreur sans laquelle une certaine catégorie d'être ne pourrait exister.»

Cette affirmation montre que pour Nietzsche la vérité au singulier est singulièrement l'affaire du penseur. La vérité est la valeur-vérité posée par le penseur pour donner un sens à ce qu'il fait, rechercher la vérité, donc aussi à son temps de vie. Sans la vérité il n'existerait pas. Toutefois cette valeur-vérité diffère des valeurs-vérité posées par les non-penseurs sur un point crucial. En effet, le penseur—ici Nietzsche lui-même—sait qu'il est caractéristique de la vérité de rendre possible le sens—selon sa terminologie, de servir la vie. Cette vérité du penseur sous-tend toutes les valeurs-vérité dans la mesure où celles-ci aussi donnent un sens aux formes de vie qui les posent et/ou reconnaissent. La vérité du penseur, qui est sa réalisation que la vérité, soit-elle une erreur, un préjugé ou une folie, est ce qui rend possible le sens et en effet est ce que suggère le sens, trahit un préjugé du penseur, dont Nietzsche, autre que l'existence de la vérité. Ce préjugé est le suivant : tolérer le non-sens, donc l'absence de vérité, c'est tolérer le non-vie. Cela rejoint nettement la conception qu'a cet auteur de l'art à savoir :

(3) «Nous avons l'art afin de ne pas mourir de la vérité.»

Si la vérité est une erreur pour Nietzsche, elle est une erreur nécessaire parce qu'elle rend possible la vie. Toutefois nous mourrons de la vérité si nous la dissocions de sa fonction condition de vie, c'est à dire si nous la dissocions du sens. C'est le risque qui nous fait face lorsque la vérité scientifique ou objective ne se préoccupe plus de donner un sens à la vie. L'art, en tant qu'il donnait un sens à la vie en générale et à nos vies en particulier, était un type de vérité plus fort pour Nietzsche, car plus sensé.

(4) «Les convictions sont de plus dangereux ennemis de la vérité que les mensonges.»

A une épôque où les convictions passent pour des jugements, et où ces non-jugements à leur tour forment la base d'actions, entrainant avec elles sisanie et confusion, il serait sage de s'attarder sur cette pensée de Nietzsche plus que toute autre. Que veut-t'il dire par «les convictions sont de plus dangereux ennemis de la vérité que les mensonges» ? Pour répondre nous devons distinguer convictions et mensonges du point de vu de la vérité, puisque cette affirmation suppose que les deux, convictions et mensonges, contiennent une relation à la vérité qui n'est pas définie. Prenons comme base la définition de Romer : la vérité est Cela qui rend possible le sens et que suggère le sens possible d'un mot. En quel sens les convictions sont-t'elles ennemis de la vérité ? En quoi une personne convaincue est-t'elle ennemi de la vérité ? Est ennemi de la vérité la personne qui est prête à offencer la vérité, à l'attaquer. Inversement, les convictions sont-t-elles ennemis «de» la vérité dans le sens où la vérité tente aussi de les combattre. C'est au milieu de cette bataille entre convictions et vérité que repose la pensée de Nietzsche—la personne convaincue attaque la vérité, qui est source du sens, en se l'appropriant, en cherchant à faire de ses convictions la source du sens. Aussi le politicien du libre-marché et son collègue de gauche sont-t-ils des ennemis de la vérité dans la mesure où ils cherchent à établir leurs convictions—la bonté du libre marché dans un cas, sa mauvaiseté dans le second—comme les sources de tout sens possible. Leur vocabulaire suggère que leurs vérités est la vérité, par exemple, «croissance», «liberté» dans un cas, «justice sociale», «éducation» dans l'autre. Leur tentation est d'usurper la vérité, en confondant leurs propres valeurs-vérité avec la vérité même, Celle-là qui rend possible les valeurs pourvoyeuses de sens que j'ai baptisées «valeurs-vérité». [Le positiviste est quelqu'un qui pose des valeurs, soient-t-elles d'une nature scientifique ou non, et prend ce posement comme étant la source du sens.] Le menteur par contraste est un moindre ennemi de la vérité car il ne cherche pas à se l'approprier, à la faire sienne ou à imposer le sens de sa conviction à tous les étants. Bien plutôt le menteur cache la vérité—ou la distorte—mais ce faisant reconnaît l'idée de la vérité. En obfusquant la vérité, le mensonge ne se l'approprie pas comme la conviction mais au contraire la préserve presque, au moins dans l'idée, en la voilant. Dans un sens fondamental le menteur reconnaît la vérité en la cachant ou la distortant—car une vérité, même distortée, demeure—tandis que la personne convaincue échoue même de faire attention à la vérité en cherchant à faire de ses valeurs-vérité la vérité. En effet, dans «Ainsi parla Zarathustra», Nietzsche, comme s'il voulait forcer le point, nota que «celui qui ne sait pas mentir ne sait pas ce qu'est la vérité.» Que se passe-t'il lorsque la conviction parvient à devenir la source originelle du sens, ce que Heidegger appellait «ce découvrir des étants à travers lesquels une ouverture se dévoile essentiellement» ? Ce qui se passe est que le sens est perdu, car la vérité qui est appropriée n'est plus vérité dans n'importe quel sens du mot. Il résulte que la conviction ou valeur-vérité elle-même devient un non sens, car sans fondement dans la vérité, c'est à dire dans cette source originelle qui rend possible le sens. La valeur-vérité se dégrade en simple valeur ; échangeable, remplaçable, en-deçà de l'argent. Que se passe-t'il lorsqu'un mensonge se fait passer pour une conviction ? autrement dit, qu'en est-t'il de la conviction qui est un mensonge, et non pas seulement une valeur-vérité ? un mensonge, qui cache ou distorte la vérité, n'y prend pas sa racine, ou plutôt si mais seulement afin de la cacher ou la distorter. La valeur-vérité ne cache pas la vérité en tant que telle, elle en est simplement une manifestation en vertu de sa capacité à conférer un sens à la forme de vie qui la pose. Le mensonge n'a pas cette qualité—le mensonge ne confère pas de sens à la forme de vie qui le pose précisément parce que c'est un mensonge. Lorsque les collaborateurs de Staline furent encadrés comme «ennemis du peuple», les procureurs savaient que c'était un mensonge, un mensonge auquel l'accusé acquiescait sous la torture ou sa menace. La sentence ne pouvait avoir de sens que pour ceux qui ne savaient pas que c'était un mensonge—ce qui est précisément la raison pour laquelle les convictions-mensonge furent fabriquées de toute pièce. Le mensonge qui «se fait passer pour» une conviction (exemple : le christiannisme) est destiné à être sensé pour ceux qui ne savent pas que c'est un mensonge (les seigneurs), mais naturellement pas ceux qui le savent, à savoir, les menteurs eux-mêmes (les saints et les pretres). Cette trouvaille se relie à un autre aphorisme, l'avant-dernier de cette présentation :

(5) «Le visionnaire se ment à lui-même, le menteur seulement aux autres.»

Le menteur ne ment qu'aux autres parce qu'en tant que menteur il sait que son mensonge est un mensonge, c'est à dire, est quelquechose qui cache ou distorte la vérité, Ce[dévoilement]la qui rend possible le sens, et dans l'exemple ci-dessus, que les accusés n'étaient pas «ennemis du peuple» pour défaut de preuve de trahison effective. Les sentences qui les déclaraient ainsi étaient des mensonges, tirant leur sens de la vérité de la proposition «ennemis du peuple» tout en distortant cette vérité «ennemis du peuple» en l'appliquant à des individus qui n'étaient pas «ennemis du peuple» au sens où la sentence les déclarait être, ou au sens où les spectateurs qui n'étaient pas conscients du mensonge comprenaient le sens de la sentence «ennemis du peuple» : les perpétrateurs ou perpétrateurs potentiels d'un crime odieux—la trahison—contre l'Etat, donc, par extension commune, le peuple. (Ce paragraphe permet de voir pourquoi le sens commun comprend la vérité comme étant la correspondance entre une proposition et une chose—ici, entre «ennemis du peuple» et le fait qu'en effet les accusés étaient «ennemis du peuple». La raison pour laquelle cette définition n'est pas satisfaisante est qu'elle échoue de considérer en quoi «ennemis du peuple» en proposition correspond à «ennemis du peuple» en fait, puisque ce «fait» est lui-même une proposition dont la caution ultime reste cachée. C'est comme si le sens commun avait oublié le sens premier de la vérité comme Cela qui rend possible le sens et l'avait réduit à une de ses conséquences qui est la possibilité pour le sens d'être instrumentalisé de telle sorte qu'il ne porte plus sur des «faits». Toutefois ces faits eux-mêmes doivent correspondre à ce qui vrai si ce ne sont pas des mensonges, et cette régression montre la banqueroute de cette définition commune de la vérité. Bien plutôt les mensonges arrivent dès que ce [dévoilement] qui rend le sens possible est instrumentalisé—caché ou distorté, c'est a dire voilé—de telle sorte à faire apparaître la proposition comme étant sensée en soi ou, pire, comme étant la source du sens.) La déclaration «Le visionnaire se ment à lui-même, le menteur seulement aux autres» est doublement provocatrice. Premièrement, elle prend pour acquise la trouvaille, pourtant loin d'être évidente, qu'une personne puisse se mentir à elle-même. Elle procède, deuxièment, par une distinction entre le visionnaire qui se ment à lui-même et le menteur qui ne ment qu'aux autres. Est-ce à dire que le visionnaire, qui, selon Nietzsche, ment, non seulement à lui-même mais, on peut le supputer, aux tenants de sa vision—ses disciples—n'est pas un menteur ? Encore une fois, la référence à la définition déjà évoquée de Romer se révèle nécessaire afin de démêler la sagesse de cette pensée : la vérité est ce qui rend possible le sens et ce qu'est suggéré par le sens possible d'un mot. Si le visionnaire est quelqu'un qui se ment à lui-même—est laissée ouverte la question de savoir si oui ou non mentir à soi-même est une condition de la vision—alors il est quelqu'un qui cache ou distorte la vérité qui donne le sens à sa vision tant pour l'auteur que pour ceux qui la tiennent pour vraie, ses disciples. Selon cette interprétation, la vision remplit la même fonction que Nietzsche assignait à la «valeur» ou «vérité» que j'ai jusque là nommé la valeur-vérité, c'est à dire, la valeur qui confère sens à une forme de vie en vertu de son enracinement dans la vérité comme source originelle du sens, que Heidegger appellait «ce découvrir des étants à travers lesquels une ouverture se dévoile essentiellement». Cette fonction est affirmatrice de vie car, nous l'avons vu, la vérité, même en tant qu'erreur—ce que les scientifiques ne manquent jamais de démontrer—est une condition de vie en vertu de sa capacité d'y conférer un sens (même si il a été objecté que cette dernière affirmation soit simplement la valeur-vérité du penseur, voir (2), supra). Notre investigation s'arrête-t'elle ici ? Elle ne puit pour deux raisons. La première est qu'en dépit de s'être révélée être une simple valeur-vérité parmi d'autres, la vision demeure une vision, ce qui se traduit dans l'esprit de Nietzsche par le visionnaire demeurant visionnaire, distinct du menteur qui lui ne ment qu'aux autres. Cela nous invite à considérer le premier point levé ci-dessus, et qui constitue la seconde raison pour laquelle l'investigation dans la vérité de la cinquième déclaration ne doit pas être arrêtée prématurément. Ce point était : le mensonge à soi-même. Avec la définition de Romer de la vérité un tel mensonge devient tout à fait concevable et appartient au champ de l'expérience quotidienne ; je mens à moi-même à chaque fois que je prend ou méprend ma conviction, valeur-vérité ou «vérité» (voir (1), plus haut) pour être la source de tout sens, c'est à dire la vérité même. Je mens à moi-même lorsque je méprend l'une pour l'autre parce qu'en faisant cela je cache à moi-même Cela qui rend ma conviction ou «vérité» sensée ou vraie pour moi, et ce «Cela» précède nécessairement ma propre valeur-vérité en la rendant possible ainsi que sa capacité à conférer un sens à ma vie. Il apparaitrait que, pour Nietzsche au moins, le visionnaire ne peut être, et n'est jamais que, visionnaire que lorsqu'il cache à lui-même ce qui rend possible le sens de sa propre vision, et par implication, la crédibilité de celle-ci pour ceux à qui elle est adressée—car vous seriez bien forcenés de soutenir qu'une vision puisse être crue par ceux qui l'estiment sans sens ! Pour prendre un exemple : Adolf Hitler eut la vision d'un Reich allemand qui dirigerait l'hémisphère occidentale pendant mille ans. Hitler lui-même croyait en la vérité, c'est à dire le sens, de cette vision, laquelle vérité fut à son tour adoptée par ses suiveurs du moments. Hitler compterait comme visionnaire d'après notre aphorisme dans la mesure où il mentit à lui-même ainsi qu'aux autres dans l'établissement de sa vision : il cacha ou distorta la vérité qui rendait sensée sa vision en cherchant à faire de cette vision particulière, qui était aussi une valeur vérité, la source de tout sens, la vérité. Ainsi la vision devint bientôt risible, absurde, insensée, puisque, ayant approprié la vérité, elle n'y était plus enracinée, ni dans quoi que ce soit encore capable de lui donner un sens. Pour prendre un autre exemple ; le prophète Jésus de Nazareth. L'homme dit à ses contemporains que la fin du monde [romain] était proche, qu'il était le fils de Dieu, que ceux qui le croyaient et suivraient son instruction seraient récompensés. Jésus fut-t'il coupable de mentir à lui-même en établissant sa vision comme la vérité, comme la source du sens ? certainement une lecture sans scrupule de l'affirmation nietzschéenne indique une réponse positive : Jésus mentit à lui-même dans la mesure où il cacha à lui et ses disciples ce qui donnait à sa vision un sens, à savoir son regard dans le «découvrir des étants à travers lesquels une ouverture se dévoile essentiellement». Pire, Jésus distorta la vérité dans la mesure où sa vision emprunta largement à la découverte—ex. «Prenez garde de ne faire vos aumônes devant les hommes, pour être entendus d'eux : sinon vous n'aurez de récompense de votre Père qui est aux cieux. » (Matthieu 6 : 1)—mais ne reconnaissa jamais la découverte en tant que découverte ; il se référait plutôt à son Père le créateur de toutes choses, à la nécessité primordiale de la Foi, à la Loi telle qu'interprétée, c'est à dire transformée, par lui. Et pourtant, contrairement à Hitler, sa vision se perpétua—d'une certaine manière elle resta ancrée dans la vérité de sorte à conférer un sens aux générations qui le succédèrent—mais à un prix élevé, à savoir les falsifications dogmatiques de sa vision par l'apotre Saint Paul et les premiers membres du clergé. Ce n'est aucunement un écart de l'esprit que de conclure, du moins provisoirement, qu'avec cet aphorisme Nietzsche nous laisse entendre ce qu'il faisait lui-même en tant que visionnaire auto-façonné dans «Ainsi parlait Zarathustra» et ses autres travaux ; il se mentait à lui-même, en se voilant Cela qui conférrait un sens à sa vision, Cela qui la rendait sensée, et à nous qui avions cru à la vision comme étant sensée en soi ! (d'où sans doute le mystérieux sous-titre de l'ouvrage, «un livre pour tout le monde et personne», qui inclue et exclue à la fois l'auteur lui-même. C'est dire que l'auteur n'a aucune propriété sur sa pensée puisque «nous ne venons jamais aux pensées. Elles viennent a nous.»)

(6) «Il se peut que personne n'ait jamais été suffisamment vrai sur ce qu'est la véracité.»

Voir Véracité et argent. 29/4/0/2

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